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Breuil Cervinia 2004

Auteur: Alexx Gicot • 2004
Photos: Alexx Gicot

Vendredi 16 juillet, départ en train de Fribourg en direction de Thoune. Eh oui, sans Land Rover, grâce à l'invitation de nombreux amis du club, l'Italian national se réalise pour le peintre des Land Rovers. Joachim m'accueille à la gare avec le 130 transformé en cabinet vétérinaire ambulant. On retrouve à son «musée» Alex, avec son 90 rouge et son frère. Les voitures sont chargées à bloc, les enfants montent dans le «Red Danger» de Joachim, direction Kandersteg. Jürg et son 88 bâché nommé Balou, nous réjoignat avant le tunnel, je change de carrosse et l'accompagne pour le rassemblement. Nous traversons le Lötschberg dans la cabine de la locomotive pour éviter d'avoir le visage noirci par les émanations du train. Descente sur Sierre, puis nous prenons l'autoroute jusqu'à Martigny où d'autres Land nous attendent avant l'ascension du Grand-St-Bernard. Jusque là, aucune vitesse courte n'a été engagée...

La 88 débâchée offre des points de vue magnifiques lors du passage du col, de la descente sur Aoste et de l'arrivée à Cervinia.

Il reste de la place le long du parking, Les Lands se collent, les tentes aussi, bref on monte le camp. Joachim est déjà en train de mettre les lentilles à tremper et les barres de la 88 servent à suspendre un saucisson afin de le maintenir à température ambiante. La soirée est arrosée dans tous les sens du terme. On se met tous à l'abri sous l'énorme bâche installée par mon chauffeur «Crocodyle Landy» et on déguste les merveilleuses lentilles au lard de JvC. Une bûche entaillée verticalement est la bienvenue pour nous réchauffer et pour porter l'eau de la vaisselle à ébullition. Après cette longue journée kilométrique, le sac de couchage est le bienvenu, afin d'être en forme pour la journée chargée du samedi.

Samedi matin, chacun déjeune à son rythme. On prépare les 4x4 en vue de l'excursion. L'équipe connaît l'organisateur et se permet de partir en tête sans s'aligner avec les autres. La colonne suisse file devant et la montagne va bientôt ressembler à une «fourmilière» de Land Rovers. IL vaut mieux avoir bien chaussé son Land, car les chemins sont caillouteux et les pentes abruptes. On fait de nombreux arrêts afin de photographier les voitures en alu agrippées à 2500 m d'altitude. Les Lands serpentent entre les murs de neige et les pylônes de téléski, elles contournent les lacs de montagne, pour rejoindre le point culminant du tracé, celui du trial. C'est dans la montée que Philippo, un jeune italien du village, embarque dans la Land de Jürg et découvre ce monde magique des 4 roues motrices anglaises. Il n'en sortira que 5 heures plus tard, après avoir fait la grande boucle. A chaque passage réussi de la 88, notre autostoppeur s'écriait: «bravo Balouba». Avant d'arriver à la zone de trial, un passage délicat a mis à rude épreuve un Freelander, à tel point que Alex est venu le tirer d'affaire à l'aide de son 90.

Là-haut, les voitures ont pu goûter à des obstacles intéressants, une fosse, un croisement de ponts, des pentes raides,... le tout recouvert de cailloux et de terre grasse. Toute l'équipe passe un bon moment à observer le spectacle, surtout le numéro d'un Français avec son 90 pick-up attaquant une pente à 70% avec son Rottweiler s'agrippant tant bien que mal dans la caisse arrière. C'est Crocodyle Landy, qui d'une main habile sauva l'animal de ce mauvais pas. Après cette zone ludique, c'est la descente qui commence avec encore quelques beaux passages comme cette vaste étendue boueuse posée dans une cuvette ou ces longs lacets vertigineux menant à une buvette d'alpage, dernier arrêt avant la fin du tour. Le rassemblement organise un grand défilé des Lands à travers le village en fin d'après midi, mais Jürg décide d'enjamber la série III pour découvrir un tracé plus court; Roland nous accompagne. Nous rallions à nouveau la zone de trial et Balou a bien failli se noyer dans la fosse. Mais l'intervention de Patrick et le «déo» d'un aimable italien ont permis à la 88 de s'extirper aisément de son bain. Le co-pilote de Jürg a également décidé de prendre un bain à côté du véhicule avec comme protection occulaire, les Googles...

La petite boucle s'est terminée sans incident et nous voilà prêts pour une soirée similaire à la précédente, la pluie, la bûche, la convivialité sous la bâche et surtout la générosité de Joachim avec son magnifique repas aux «gendarmes». Le dimanche, les enfants de Joachim montent avec nous pour un dernier tour car vers 13 heures, le camp sera levé.

A nouveau, le plaisir est au rendez-vous et les enfants s'amusent comme des fous en se tenant aux barres de la bâchée verte. Comme prévu, nous quittons Breuil Cervinia situé à 2050 m. d'altitude. Le convoi est composé des mêmes passionnés et le chemin inverse est encore un grand plaisir pour les yeux. C'est à Kandersteg, dans la file avant de monter dans le train que Balouba montre un instant de fatigue en empêchant Jürg de passer les vitesses. Je prend le volant de la 109 de Joachim et notre président monte avec Jürg pour descendre la voiture au garage à Spiez, en changeant de vitesse sans jamais débrayer. Je suis vraiment gâté, mon chauffeur m'a offert le trajet en 110 rouge 300tdI jusqu'à la gare pour des aux revoirs difficiles.

Un grand merci à toute l'équipe pour l'invitation au doux ronronnement du week-end.

Alexx Gicot